L'ouverture du procès de Ratko Mladic, chef militaire des Serbes de Bosnie pendant la guerre, est un rappel marquant que la justice finit par rattraper ceux qui sont accusés de crimes atroces. Le procès de Mladic pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide devrait commencer le 16 mai 2012, devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye.
De nouvelles informations sont apparues qui appuient les allégations d’enlèvements et de transferts transfrontaliers du Kosovo vers l’Albanie après la guerre du Kosovo de 1998-1999, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les gouvernements kosovar et albanais devraient ouvrir des enquêtes indépendantes et transparentes pour aider à déterminer le sort de quelques 400 Serbes portés disparus après la guerre.
L'ouverture du procès de Ratko Mladic, chef militaire des Serbes de Bosnie pendant la guerre, est un rappel marquant que la justice finit par rattraper ceux qui sont accusés de crimes atroces. Le procès de Mladic pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide devrait commencer le 16 mai 2012, devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye.
Radovan Karadzic était l’un des membres fondateurs du Parti démocratique serbe de Bosnie-Herzégovine. Il était président de la Republika Srpska, l’entité serbe bosniaque, pendant la guerre en Bosnie, de 1992 à 1995. Karadzic a été mis en examen pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Son procès devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) doit s’ouvrir le 26 octobre 2009.
De nouvelles informations sont apparues qui appuient les allégations d’enlèvements et de transferts transfrontaliers du Kosovo vers l’Albanie après la guerre du Kosovo de 1998-1999, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Les gouvernements kosovar et albanais devraient ouvrir des enquêtes indépendantes et transparentes pour aider à déterminer le sort de quelques 400 Serbes portés disparus après la guerre.
Le gouvernement du Kosovo devrait coopérer pleinement avec la mission « Etat de droit » de l’Union européenne qui vient d’être mise en place pour réformer le système judiciaire pénal du Kosovo, qui demeure extrêmement faible en dépit des efforts pour le renforcer au cours des deux dernières années, a déclaré Human Rights Watch dans un nouveau rapport publié aujourd’hui. La mission de l’UE (connue sous le nom de « EULEX ») devrait conduire les efforts de réforme de la justice. Les émeutes à Mitrovica le 17 mars 2008 ont souligné la nécessité pour le Kosovo de bâtir un système judiciaire pénal fort et efficace afin d’empêcher de tels actes de violence, et pour mener des enquêtes et engager des poursuites.
Alors que le Kosovo se prépare à déclarer son indépendance, le nouveau gouvernement et ses partenaires internationaux devraient bâtir un État fondé sur les principes démocratiques et la prééminence du droit, a affirmé Human Rights Watch dans un programme en sept points pour les droits de l’Homme au Kosovo publié aujourd’hui. La mission de l’Union européenne chargée de stabiliser la province dissidente une fois qu’elle aura fait sécession de la Serbie devrait prendre des mesures urgentes pour prévenir les atteintes aux droits humains, en particulier contre les minorités et les femmes.
Depuis sa création en Serbie en 2003, la Chambre spéciale chargée des crimes de guerre a fait des progrès significatifs dans les poursuites menées en niveau national ; toutefois le gouvernement serbe doit renforcer son soutien à la Chambre s’il veut mettre fin à l’impunité des crimes de guerre en Serbie, a déclaré Human Rights Watch dans une note d’information parue aujourd’hui.
– La future mission internationale au Kosovo conduite par l’Union européenne, si elle veut réussir, doit soumettre son bilan en matière de droits humains à une observation et à une responsabilité bien plus grandes que la mission des Nations Unies qui l’a précédée, a fait remarquer Human Rights Watch dans un document d’information publié aujourd’hui. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE vont probablement débattre de cette future mission lors de la réunion du Conseil des affaires générales au Luxembourg les 18 et 19 juin.
L’Union européenne a amoindrit sa propre influence de façon inconsidérée en annonçant la reprise des négociations avec la Serbie à la suite de la récente arrestation d’un suspect accusé de crimes de guerre, alors que son commandant Ratko Mladic reste en liberté, comme Human Rights Watch l’a rappelé aujourd’hui.
Le Conseil de l’Europe devrait demander à la Serbie de remettre Ratko Mladic entre les mains du Tribunal pour les crimes de guerre en ex-Yougoslavie alors qu’elle prend la présidence du Comité des Ministres du Conseil, a déclaré Human Rights Watch dans une lettre au Comité rendue publique aujourd’hui.
Les 10 et 11 mai 2007, il est prévu que la Serbie assume la Présidence du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. Le Conseil de l’Europe est la principale organisation européenne des droits humains dont l’ « objectif primordial » déclaré est la « préservation et la promotion des droits de l’homme, de la démocratie et de la prééminence du droit. »1 Pour que ces mots aient réellement un sens, il est impératif que la Serbie, en tant que président de l’organe de décision politique le plus important de cette institution, soit en pleine conformité avec ses engagements de membre et avec ses obligations légales de coopérer pleinement avec le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY). De manière plus immédiate, la Serbie doit remettre les inculpés du TPIY en fuite, qui résident toujours en Serbie, y compris le général bosniaque à l’époque de la guerre, Ratko Mladic.