February 16, 2009

V. Attaques contre des civils de septembre à novembre 2008

J'ai vu des cadavres par terre ; certains avaient les mains liées, d'autres étaient brûlés et flottaient dans la rivière. Les corps se trouvaient à différents endroits ; je n'arrivais pas à les compter.
-Un fonctionnaire local de Duru.

En septembre 2008, peu après que les Congolais et la MONUC ont commencé à déployer leurs troupes dans le Haut-Uélé pour l'opération Rudia, le commandement de la LRA s'est retourné contre les civils, en représailles pour l'aide apportée aux déserteurs de la LRA par des villageois, des prêtres et des autorités locales. [40] Le recours de la LRA à l'extrême violence contre les civils qui aident les déserteurs et contre ceux qui peuvent fournir des renseignements sur les activités de la LRA à des forces hostiles a été très fréquent dans le nord de l'Ouganda et au Sud-Soudan.

Le 17 septembre 2008, la LRA a attaqué simultanément les villages de Duru, Mandoro, Nambili et Kiliwa au nord de Dungu (dans la zone la plus proche du quartier général de Kony au camp de Kiswahili), tuant des civils et enlevant des enfants et des adultes. Au cours des jours suivants, la LRA a attaqué d'autres villages, à savoir Kpaika, Nambia, Bitima et Bayote. Ces villages se trouvent le long d'une route qui part de Dungu au nord vers la frontière du Sud-Soudan, trajet souvent emprunté par des personnes ayant échappé à la LRA et voulant se rendre jusqu'à la base de la MONUC à Dungu.

Un combattant capturé interrogé par Human Rights Watch a expliqué:«Kony nous a ordonné d'attaquer Duru et les villes vers le sud puisque les Congolais s'étaient retournés contre nous, aidaient les déserteurs et étaient maintenant nos ennemis. Nous avons aussi reçu l'ordre de prendre des enfants dans le cadre de l'opération pour remplacer ceux qui étaient partis. Nous avons choisi les plus jeunes, les moins de quinze ans, parce qu'ils sont plus faciles à éduquer et n'ont pas encore d'idées arrêtées.» [41] Des prêtres ont été agressés à Duru dans le cadre de cette opération. L'un d'entre eux parle acholi et a pu comprendre ce que disaient les assaillants. Il a aussi confirmé que les attaques étaient en partie commises en représailles de l'aide donnée aux déserteurs. [42]

 

De nombreux civils qui ont fui les attaques ont décrit leurs assaillants comme ayant des cheveux «rasta» ou «hirsutes», débraillés et sales et portant des uniformes militaires dépareillés. [43] Ils ont indiqué que les assaillants parlaient des langues qu'ils ne comprenaient pas et communiquaient avec eux par signes, en mauvais swahili ou parfois avec quelques mots de lingala. [44] La LRA a aussi pillé de nombreuses maisons, ainsi que la paroisse catholique locale à Duru et le centre de soins. Après avoir enlevé des élèves, la LRA a pillé et brûlé leurs écoles.

Les attaques de septembre ont été suivies d'autres, par exemple à Bangadi le 19octobre, où la LRA a tué neuf civils et enlevé au moins 41 enfants, [45] et dans la capitale du district de Dungu le 1er novembre. A Dungu, deux personnes ont été tuées, 27 enfants au moins ont été enlevés, et des dizaines de maisons ont été brûlées, malgré la présence des soldats de maintien de la paix de l'ONU et d'une base de l'armée congolaise juste en dehors de la ville.

En tout, entre septembre et novembre, la LRA a tué au moins 167 civils et enlevé 316enfants, [46] qui sont venus s'ajouter à ceux enlevés précédemment par la LRA dans le nord de l'Ouganda, au sud-Soudan et en République Centrafricaine et qui sont retenus dans des camps au sein et autour du Parc national de la Garamba. [47] La LRA a aussi enlevé des dizaines d'adultes pour transporter le butin de ses pillages et pour lui servir de guides. Certains ont ensuite été libérés; d'autres ont été tués. A la mi octobre, environ 17000personnes avaient été déplacées et approximativement 5000 avaient cherché refuge de l'autre côté de la frontière au Sud-Soudan. [48]

Au cours de la même période, les rebelles de la LRA ont aussi attaqué des lieux à l'intérieur du Sud-Soudan. Tôt le matin du 18 septembre, par exemple, un groupe d'une cinquantaine de combattants de la LRA a attaqué la ville frontalière de Sakure, prenant pour cible des soldats de l'APLS, apparemment en quête d'armes et de ressources, dont des médicaments dans une clinique. Selon des témoins, les soldats de la LRA ont échangé des tirs avec l'APLS, puis ils ont attaqué la ville, brûlant vif un garçon de six ans et enlevant douze enfants. [49]

Meurtres et enlèvements

Des réfugiés de Duru ayant fui au Sud-Soudan ont décrit à Human Rights Watch comment quelque deux cent combattants de la LRA avaient encerclé le village puis tué beaucoup de personnes à coups de machettes. «J'ai vu des cadavres par terre ; certains avaient les mains liées, d'autres étaient brûlés et flottaient sur la rivière. Les corps se trouvaient à différents endroits ; je n'arrivais pas à les compter», s'est rappelé un fonctionnaire local de Duru qui a été attaqué par des combattants de la LRA alors qu'il se rendait au marché de Duru. Au moment de l'entretien, il présentait à la tête une cicatrice récente. [50]

Un fonctionnaire d'une école à Duru était dans son bureau quand la LRA a attaqué son école. Il a décrit aux chercheurs de Human Rights Watch comment il avait vu les combattants de la LRA enfermer les enfants dans les salles de classe avant de venir dans son bureau le menacer de le tuer. «L'un des combattants de la LRA a brandi une hache au-dessus de ma tête et il était sur le point de me frapper avec. J'ai imploré pitié. Je ne sais pas ce qui l'a fait changer d'idée, mais il a lâché la hache et il m'a ligoté à la place.» [51] Le fonctionnaire de l'école a réussi à se libérer et a couru se réfugier dans la forêt à proximité. Le lendemain, il a trouvé de nombreux corps. «J'ai vu le corps d'autres personnes qu'ils avaient tuées près de Duru et à Kpaika. Elles avaient toutes le crâne fracassé», a-t-il dit. [52]

Le directeur d'une école à Kiliwa a expliqué aux chercheurs de Human Rights Watch ce qui s'était passé :

Vers 14 heures le 17 septembre, juste après que les élèves soient sortis de l'école, un enfant est venu me dire que la LRA était arrivée et enlevait des enfants. J'ai regardé par la fenêtre vers le centre de la ville, et c'était la panique totale. La LRA avait commencé à brûler le marché, l'église, des maisons et même des bicyclettes. J'ai quitté ma maison et j'ai fui dans les buissons, juste derrière l'école. J'ai vu comment une cinquantaine de combattants de la LRA attaquait la ville. Ils ont brûlé ma maison et l'école ; tout notre équipement a été perdu. Durant les quatre jours qu'ils ont passé à Kiliwa, les éléments de la LRA ont enlevé 41 de mes élèves et ont tué vingt hommes. L'un de nos chefs locaux a été tué à coups de machette le 17 septembre et les combattants sont revenus brûler son corps le lendemain. J'ai vu plus tard les restes de son corps avant de m'enfuir à Dungu. [53]

Les écoles semblent particulièrement avoir été prises pour cible comme lieux où la LRA pouvait facilement trouver un grand nombre d'enfants. La LRA choisissait les écoles primaires, ainsi que les deux premières années dans les écoles secondaires où elle pouvait plus probablement trouver des enfants ayant entre dix et quinze ans. [54] En plus de l'Institut Duru et de l'Ecole primaire Kiliwa, d'autres écoles ont été attaquées, dont l'Ecole primaire Mandoro, l'Ecole primaire Kpaika et l'Ecole primaire Malingbundu.

Selon des fonctionnaires de l'école, le 17 septembre, la LRA a pris 65 élèves de l'Institut Duru, l'une des écoles les plus importantes de la région. Un enseignant témoin de l'attaque a dit aux chercheurs de Human Rights Watch que les combattants avaient cadenassés les portes des autres salles de classe, enfermant les élèves à l'intérieur, avant de se mettre à l'œuvre dans les classes des élèves plus jeunes âgés de dix à douze ans. Il a expliqué :

J'étais dans la classe avec les enfants quand trois combattants de la LRA sont entrés et deux autres ont bloqué la porte. Les enfants hurlaient et essayaient de se cacher sous les bancs et les bureaux. C'était le chaos. Les combattants de la LRA ont commencé à frapper les enfants. Ils en ont blessé gravement quelques-uns. Ils faisaient des gestes avec les mains pour dire aux enfants de se taire. J'ai essayé de calmer les choses. Je ne voulais pas que les enfants soient blessés. Je leur ai dit de rester calmes, de ne pas résister parce qu'ils risquaient de se faire tuer. Puis les LRA ont commencé à les attacher en une longue file, l'un derrière l'autre. Ils ont attaché tous les élèves, sauf une fillette de dix ans et un garçon plus âgé de 17 ans. Au total, ils ont pris 33 de mes élèves ce jour-là. [55]

Dans une autre classe de la même école, les combattants de la LRA ont fermé la porte à clef de l'intérieur pour empêcher les élèves de s'enfuir, les ont ligotés puis les ont fait passer un par un par la fenêtre à d'autres combattants qui attendaient. [56]

Un professeur d'histoire qui a été enlevé avec 24 élèves a dit aux chercheurs de Human Rights Watch que les six combattants de la LRA qui les avaient emmenés étaient armés de fusils d'assaut AK-47, portaient des uniformes dépareillés, étaient sales et avaient les cheveux longs. Il a déclaré: «je ne pouvais pas comprendre la langue qu'ils parlaient. Ils étaient organisés et avaient bien préparé cette attaque. Ils avaient de longues cordes pour attacher tout le monde en une seule file, et ils n'ont battu personne car chacun devait porter quelque chose. Ils nous ont fait porter de très lourdes charges. Ils nous ont emmenés dans la brousse et nous avons marché environ seize kilomètres sans nous arrêter. Au cours de cette marche, ils ont tué un homme très vieux parce qu'il refusait de porter la charge.» [57]

Un garçon de 17 ans, qui a échappé à la LRA deux mois après avoir été enlevé, a expliqué aux chercheurs de Human Rights Watch qu'il avait enlevé chez lui, dans le village de Kpaika, au milieu de la nuit du 21 septembre. Il a déclaré :

Tout d'un coup, vingt combattants de la LRA sont entrés de force dans ma maison et ont empoigné mes trois sœurs et moi. Ils nous ont ligotés et nous ont amenés au centre de Kpaika, où nous avons été finalement rejoints par 37 autres filles et garçons. Ils nous ont attachés en une seule file, une corde nous reliant par la taille. Nous les avons vus brûler l'église, l'école et le centre de soins, et ensuite ils ont même tué des gens en les frappant à la tête avec des gourdins, des machettes et des haches. Le matin, ils nous ont donné ce qu'ils avaient volé à transporter et nous avons entamé la longue marche jusqu'au Camp Kiswahili, où Kony attendait. Ils nous battaient régulièrement pendant qu'on marchait, et ceux qui ne marchaient pas assez vite étaient tués. Je les ai vus tuer trois garçons de Kpaika avec une hache parce qu'ils marchaient trop lentement. Ils ont aussi tué au moins quinze adultes en chemin, qui avaient aussi été enlevés à Kpaika. [58]

Une jeune femme qui rendait visite à ses grands-parents à Duru et qui se cachaient dans les buissons pendant l'attaque a vu les assaillants de la LRA utiliser les mêmes méthodes pour enlever les membres de sa famille. Elle a raconté: «Nous les avons vus rentrer dans la maison de mon grand-père. Ils se servaient de cordes pour attacher les gens en une seule ligne. Ils ont attaché mes grands-parents et mes cousins. Ils étaient environ neuf combattants. Ils avaient des cheveux longs, très emmêlés. Certains avaient des fusils, des machettes. Ils prenaient de la nourriture dans les maisons.» [59]

Les parents étaient effondrés par la capture de leurs enfants. Selon une femme de 35 ans de Bayote, un groupe de neuf combattants portant des fusils ont encerclé sa résidence, pillé tous ses biens et sa nourriture, et enlevé trois de ses filles :

Je tenais mon bébé et une fille dans mes bras, mes deux autres filles étaient à côté… Deux d'entre eux ont commencé à me battre avec des bâtons. Ils m'ont pris ma fille des bras et m'ont battue et j'ai perdu connaissance. Quand je me suis réveillée, mon mari et ses deux autres épouses et mon bébé étaient encore là, mais mes trois filles n'y étaient pas… Je n'ai pas pu marcher à cause des coups pendant deux jours. J'étais très affectée psychologiquement. Puisqu'ils avaient déjà pris nos enfants, j'ai pensé qu'ils n'avaient qu'à nous tuer. [60]

Une autre mère dont la fille a été enlevée par la LRA a déclaré: «Je pleure chaque jour pour elle. Vous ne pouvez pas imaginer ce que c'est que de vous faire enlever votre fille. Ça me rend malade quand je pense à ce qu'ils [les LRA] pourraient lui faire dans la brousse. Je ne sais pas si je la reverrai un jour, ni même si elle est encore vivante.» [61]

Des parents ont organisé des battues pour essayer de retrouver leurs enfants, mais en vain.

Selon certains enfants enlevés qui ont réussi à s'échapper et ont été interrogés par les chercheurs de Human Rights Watch, au moins 23 des enfants pris en septembre 2008 ou plus tôt en RCA et au Sud-Soudan ont ensuite été tués, parce qu'ils ont été jugés trop jeunes, ou trop faibles ou pas assez coopératifs pour être facilement intégrés dans le groupe de la LRA. [62] Deux combattants de la LRA capturés ont dit à la chercheuse de Human Rights Watch qu'ils avaient tué bon nombre des enfants initialement enlevés dans la région de Duru, mais qu'ils ne se rappelaient pas combien. [63]

Dans certains cas, des commandants de la LRA ont forcé des enfants enlevés à en tuer d'autres. Un garçon de quatorze ans enlevé par la LRA à Duru, qui a réussi à s'échapper trois mois plus tard, a déclaré :

Dès que je suis arrivé au camp de la LRA, ils ont dit que si on essayait de s'échapper ils nous tueraient. Puis quelques semaines plus tard trois personnes ont essayé de s'échapper. L'un deux était un garçon de douze ans de Kiliwa et les deux autres avaient environ seize ans et ils étaient de la RCA. J'ai dû participer à faire ça. Nous en avons tué un un jour, et puis les deux autres le lendemain. Ils nous ont mis en cercle autour des garçons, puis chacun à notre tour nous devions les frapper à la tête avec un gourdin. Nous nous passions le gourdin et on les frappait un par un jusqu'à ce qu'ils soient morts. Vous ne pouviez pas refuser, sinon vous étiez tué aussi . [64]

Protection insuffisante

L'opération Rudia demandait le déploiement de trois bataillons de l'armée congolaise (plus de deux mille soldats) et d'environ deux cent soldats du maintien de la paix de l'ONU dans le district du Haut-Uélé d'ici le 13 septembre 2008. [65] Bien que le plan opérationnel stipule que l'opération Rudia devait juguler la LRA et permettre d'empêcher les atteintes aux droits humains de la part de la LRA, le déploiement prévu par la MONUC était bien trop réduite par rapport aux besoins pour mener à bien une telle tâche. Du fait de problèmes logistiques et de priorités concurrentes, seulement quelque quatre cent soldats congolais et 154casques bleus marocains étaient arrivés quand la LRA s'est retournée contre les civils congolais le 17septembre 2008, [66] et il n'y avait aucune troupe de la MONUC ou de l'armée congolaise devant la capitale de district, Dungu. [67] Les forces de la MONUC et de l'armée congolaise stationnées à seulement sept kilomètres du centre de la ville de Dungu n'ont pas empêché l'attaque de la LRA le 1ernovembre. [68] Selon des fonctionnaires de la MONUC, Dungu n'était jamais prévu pour être une base à partir de laquelle conduire des opérations militaires contre la LRA. C'était plutôt une base de soutien logistique pour l'opération de contention conjointe de la MONUC et de l'armée congolaise. [69]

Alors que les attaques de septembre démontraient que l'armée congolaise et la MONUC étaient incapables de protéger les civils contre la LRA, l'armée congolaise a envoyé des renforts dans le nord-est. A la mi octobre, 2200 soldats congolais étaient arrivés à Dungu, dont de nombreux éléments de la Garde républicaine d'élite. Avec le soutien aérien de la MONUC, certaines de ces troupes ont été déployées à Duru le 16 octobre, mais au bout de deux semaines elles ont été obligées de se retirer parce que la MONUC était incapable de fournir des rations suffisantes et d'autres soutiens logistiques. [70] Les soldats ont été déployés plutôt à Kiliwa, poste plus proche de Dungu et plus facile à approvisionner.

Début novembre, peut-être en anticipation d'une éventuelle opération militaire contre la LRA, le commandant de l'armée congolaise à Dungu, le Colonel Mundos, a demandé le soutien de la MONUC pour déplacer des troupes à Doruma et Faradje, des centres de population clefs entourant les principales bases de la LRA. Pour des raisons qui ne sont pas claires, la MONUC a rejeté cette demande. [71] D'après des fonctionnaires de la MONUC, une explication donnée était le manque de ressources et d'hélicoptères à un moment où la MONUC se concentrait sur la gestion de la crise dans les Kivus où la force rebelle du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) avançait rapidement. Une autre explication donnée était que les officiers de la MONUC craignaient que l'armée congolaise, exposée dans des lieux relativement distants, soit incapable de se défendre contre une éventuelle attaque de la LRA. [72] Quelle que soit l'explication, la décision signifiait qu'aucun soldat ne serait présent pour protéger les civils dans les villes quand la LRA a lancé ses attaques un mois plus tard .

Plusieurs fonctionnaires de la MONUC ont demandé à maintes reprises un soutien supplémentaire pour leur base de Dungu après les attaques de septembre, mais aucune des demandes de troupes supplémentaires, d'hélicoptères et d'autres ressources n'a été accordée. [73] Tout comme pour les décisions concernant une aide supplémentaire aux troupes congolaises, le besoin de réserver le peu de ressources disponibles pour les Kivus a peut-être déterminé le refus.

[40]Entretiens de Human Rights Watch avec deux combattants de la LRA capturés, Dungu, 9 janvier 2009. Les entretiens ont été menés en privé à la base militaire ougandaise à Dungu.

[41]Entretien de Human Rights Watch avec deux combattants de la LRA capturés, Dungu, 9 janvier 2009.

[42]Entretien de Human Rights Watch, représentants ecclésiastiques, Dungu, 8 janvier 2009. «La Destruction de Duru», lettre d'un prêtre catholique à ses fidèles, 17 novembre 2008. Archivé par Human Rights Watch.

[43]Entretiens de Human Rights Watch avec des réfugiés congolais à Yambio, Madebe et Gangura, Sud-Soudan et avec James Diko, 5-8 décembre 2008.

[44]Entretiens de Human Rights Watch, Dungu, 8 et 9 janvier 2009.

[45]Entretien de Human Rights Watch avec des habitants de Bangadi, Dungu, 8 janvier 2009.

[46] Ces chiffres sont basés sur des listes de victimes préparées par les chercheurs de Human Rights Watch avec des membres de groupes locaux de la société civile. Les informations ont été vérifiées par des entretiens avec des témoins et des personnes qui ont enterré les corps, des membres de la famille, des personnes enlevées qui ont échappé à la LRA, et par des visites sur les lieux des massacres, dans les hôpitaux et les centres de santé. Voir en annexe les listes des personnes tuées et enlevées.

[47]Ces chiffres sont basés sur des listes de victimes préparées par les chercheurs de Human Rights Watch avec des membres de groupes locaux de la société civile. Les informations ont été vérifiées par des entretiens avec des témoins et des personnes qui ont enterré les corps, des membres de la famille, des personnes enlevées qui ont échappé à la LRA, et par des visites sur les lieux des massacres, dans les hôpitaux et les centres de santé. Voir en annexe les listes des personnes enlevées.

[48] Entretien de Human Rights Watch avec un fonctionnaire du HCR, Juba, Sud-Soudan, 3 décembre 2008

[49]Rapport d'organisations humanitaires internationales à Yambio, 20 septembre 2008. Archivé par Human Rights Watch.

[50]Entretien de Human Rights Watch avec un fonctionnaire local, Madebe, Sud-Soudan, 5 décembre 2008.

[51]Entretien de Human Rights Watch avec le fonctionnaire d'une école, Dungu, 7 janvier 2009.

[52]Entretien de Human Rights Watch avec le fonctionnaire d'une école, Dungu, 7 janvier 2009.

[53]Entretien de Human Rights Watch avec le directeur de l'école de Kiliwa, Dungu, 7 janvier 2009.

[54] Entretiens de Human Rights Watch avec un fonctionnaire de l'école, des représentants du gouvernement et d'autres témoins, Dungu, 7 et 8 janvier 2009 ; entretien de Human Rights Watch avec un fonctionnaire de la protection de l'enfant, Yambio, Sud-Soudan, 9 décembre 2008.

[55]Entretien de Human Rights Watch, enseignant, Dungu, 7 janvier 2009.

[56]Entretien de Human Rights Watch avec un élève enlevé à Duru, Dungu, 8 janvier 2009.

[57]Entretien de Human Rights Watch avec un enseignant, Yambio, 8 décembre 2008.

[58] Entretien de Human Rights Watch avec un enfant enlevé à Kpaika, Dungu, 8 janvier 2009.

[59] Entretien de Human Rights Watch avec une jeune femme, Yambio, Sud-Soudan, 6 décembre 2008.

[60] Entretien de Human Rights Watch avec la mère d'un enfant enlevé, Gangura, Sud-Soudan, 7 décembre 2008.

[61]Entretien de Human Rights Watch avec la mère d'un enfant enlevé, Dungu, 7 janvier 2009.

[62]Entretien de Human Rights Watch avec des personnes enlevées qui ont échappé à la LRA, Dungu, 7 et 8 janvier 2009.

[63]Entretien de Human Rights Watch avec deux anciens commandants de la LRA, Dungu, 9 janvier 2009.

[64] Entretien de Human Rights Watch avec un enfant enlevé, Dungu, 8 janvier 2009.

[65]Entretien de Human Rights Watch avec un haut fonctionnaire de la MONUC, Kampala, 2septembre2008; et entretien de Human Rights Watch avec un haut fonctionnaire de la MONUC, Dungu, 9janvier2009.

[66]Entretien de Human Rights Watch avec un haut fonctionnaire de la MONUC, Dungu, 9 janvier 2009.

[67]Ibid.

[68]Entretien de Human Rights Watch avec un haut fonctionnaire de la MONUC, Dungu, 9 janvier 2009.

[69]Entretien de Human Rights Watch avec de hauts fonctionnaires de la MONUC, Bunia, 16 janvier 2009.

[70]Ibid.

[71]Entretiens de Human Rights Watch avec de hauts fonctionnaires de la MONUC, Dungu et Bunia, 9 et 16janvier 2009.

[72] Ibid.

[73] Entretien de Human Rights Watch avec des fonctionnaires de la MONUC à Dungu et Bunia, 9 et 16janvier 2009.