December 11, 2008

VIII. Recommandations

Au gouvernement congolais

  • Mener des enquêtes et traduire en justice tous les militaires, quel que soit leur rang, impliqués dans de graves violations du droit humanitaire international, notamment l'utilisation des soldats de maintien de la paix de l'ONU comme «boucliers humains».

Au CNDP

  • Faire rendre compte à tous les individus, y compris les gradés, responsables de graves violations du droit humanitaire international, tels que des meurtres, des viols et autres exactions commises à Kiwanja les 4 et 5 novembre.
  • Offrir des zones sûres et protégées aux personnes déplacées et permettre la liberté de mouvement pour tous les civils.

A la MONUC

  • Eviter de coopérer avec les unités de l'armée congolaise et ses commandants militaires qui ont été impliqués dans des graves violations du droit humanitaire international. 
  • Organiser les troupes de la MONUC de sorte qu'elles puissent réagir rapidement et avec un support logistique suffisant afin de protéger efficacement les civils en danger.

A l'Union européenne

  • Fournir d'urgence une force «relais» suffisamment équipée pour aider à protéger les civils dans l'Est du Congo jusqu'à l'arrivée de troupes supplémentaires de la MONUC.
  • Dénoncer publiquement les graves violations du droit humanitaire international commises par toutes les parties au conflit et exiger que les auteurs de crimes de guerre soient tenus pour responsables de leurs actes.

Au Conseil de sécurité de l'ONU

  • Garantir que le mandat de la MONUC est renouvelé et que les 3100 soldats supplémentaires pour la MONUC sont déployés aussitôt que possible, avec les moyens de réagir rapidement et avec un support logistique suffisant afin de protéger efficacement les civils en danger.

Au Secrétaire général de l'ONU Et aux facilitateurs  internationaux du processus de paix dans l'Est du Congo

  • Réitérer les appels urgents pour une «force relais» de l'UE qui aide à protéger les civils dans l'Est du Congo jusqu'à l'arrivée de troupes supplémentaires de la MONUC.
  • Nommer d'urgence un conseiller spécial de haut niveau sur les droits humains pour l'Est du Congo pour aider à garantir que les préoccupations de droits humains sont au cœur du processus de paix et pour aider à empêcher de futures atrocités.