HUMAN RIGHTS
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Human Rights Watch Report Cover © 2007

COMMENTAIRE AUDIO (1:48)

Publication d'un nouveau rapport sur l'Angola :
"They Pushed Down the Houses: Forced Evictions and Insecure Land Tenure for Luanda's Urban Poor"
("Ils ont démoli les maisons : Expulsions forcées et insécurité de la tenure foncière pour les citadins pauvres de Luanda")

Communiqué de presse (en français)

Rapport (en anglais)

Autres informations sur l'Angola


Human Rights Watch et l'organisation angolaise SOS Habitat ont publié en mai 2007 un rapport sur les expulsions par le gouvernement angolais de milliers de résidents démunis de la capitale Luanda, au cours de l'essor économique qui a suivi la fin de la guerre civile en Angola en 2002. Ce rapport de 103 pages décrit 18 expulsions massives menées à Luanda par le gouvernement angolais entre 2002 et 2006, concernant près de 20 000 personnes et au cours desquelles les forces de sécurité ont détruit plus de 3 000 logements. Le gouvernement angolais a par ailleurs saisi de nombreux terrains cultivés de taille réduite.

Le gouvernement angolais justifie les expulsions au motif qu'il a besoin du terrain pour des projets de développement d'intérêt public ou qu'il déplace des auteurs allégués de violation de propriété hors de terrains appartenant à l'Etat. Toutefois le gouvernement n'a jamais exproprié légalement ou officiellement la terre occupée par les gens, ni ne leur a donné une chance de faire valoir leurs droits sur la terre. Les expulsions ont été faites en violation du droit angolais et international.

Des milliers d'Angolais restent exposés aux expulsions forcées. La majorité des quelques 4 millions d'habitants de Luanda n'ont pas de titre formel pour leur maison ou leur terrain. L'insuffisance des lois sur l'urbanisme et le régime foncier ainsi que l'inefficacité des procédures d'enregistrement immobilier mettent en danger des milliers de personnes.

Human Rights Watch et SOS Habitat ont appelé le gouvernement angolais à suivre les Directives globales de l'ONU relatives aux droits humains en matière de déplacements liés au développement, à enquêter sur toutes les allégations de recours excessif à la force par les officiers de police et agents gouvernementaux en vue de traduire les responsables en justice, à offrir une assistance comprenant un logement de substitution à toutes les personnes touchées par les expulsions forcées, et enfin à indemniser toutes les victimes d'expulsions forcées passées qui n'ont pas reçu de compensation.